Passé, présent, futur ........

16/05/2007 14:37 par Pomponnette

  • Passé, présent, futur ........

    Passé, présent, futur ........

    16/05/2007 14:37 par Pomponnette

Voila. J'ai réussi à transférer l'intégralité de mon ancien blog ... plein de corrections à faire à cause de ces soucis de typographie ... la galère !

Ecrire toute cette histoire m'a libérée de ces sentiments si confus ; j'ai réussi à mettre des mots sur mon ressenti, il me semble que j'ai pris la mesure des choses, je les ai éclaircies, et à présent tout est rangé dans ma mémoire ... Je ne t'oublierai pas, jamais, mais tu fais partie de mon passé ... ce souvenir doit m'aider à avancer dans mon avenir, et arrêter de me hanter.  Ca ressemble à une psychothérapie, non ? Sauf que ma seule écoute a été celle de mon ordinateur, et j'espère bien que jamais personne ne lira tout ça ... l'essentiel est le bien que cela m'a fait .

Mais si le passé semble me laisser tranquille, j'ai bien des soucis avec mon présent, sans parler de mon avenir ...  J'ai si peur de ce qui est en train de se tramer dans mon esprit ... oserais-je l'écrire ici alors qu'il n'y a que si peu de temps que j'ose me le formuler à moi-même, et qu'évidemment je n'en ai jamais soufflé mot à quiconque ?

 

Ton anniversaire !

15/05/2007 17:42 par pomponnette

  • Ton anniversaire !

    Ton anniversaire !

    15/05/2007 17:42 par pomponnette

Eh oui ! 12 Decembre, si je ne me trompe pas, c'est ton anniversaire . . . le 6eme deja que tu zappes . . . Moi, je vieillis, j'accumule les ans, et toi tu as stoppe ton compteur a 35 . . .Pour ce jour, je t'offre mes pensees, . . . et ce petit minet tendresse . . .

Publié le 12 décembre 2006

 

Il pleut sur mon coeur ...

15/05/2007 17:40 par pomponnette

  • Il pleut sur mon coeur ...

    Il pleut sur mon coeur ...

    15/05/2007 17:40 par pomponnette

Petit poeme que j'adorais . . . je l'avais oublie . . . il est pour toi.

Il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui penetre mon coeur ?

O bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un coeur qui s'ennuie,
O le chant de la pluie !
Il pleure sans raison
Dans ce coeur qui s'ecoeure.

Quoi ! nulle trahison ?. . .
Ce deuil est sans raison.
C'est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon coeur a tant de peine !

Paul Verlaine

Publié le 04 Décembre 2006

Un pas en avant

15/05/2007 17:37 par pomponnette

Evidemment, le "nez" de ma frangine ne s'y est pas trompé . . . elle a bien senti que j'avais tout ravalé et que mon message ne reflétait pas vraiment la realite. On s'est connu très tard toutes les deux, et sur bien des plans, on ignore beaucoup de choses. Nos sentiments, nos pensées, on ne les évoque pas beaucoup ... Finalement j'ai pense que c'était peut-être le moment de me lâcher un peu ; je lui ai donc fait cette réponse :
J'exagère . . . donc si je reprends les choses, pour Laurent j'exagère lorsque j'exprime ce que je ressens, et pour toi, j'exagère de ne pas m'autoriser a m'exprimer. . . Vous voulez me faire devenir chèvre tous les deux ??? Non je rigole, j'ai bien compris ton message . . . et tu as bien compris le mien .Tu sais, c'est pas la première fois que j'ecris un message similaire, puis que je le stocke . . . pour le virer le lendemain quand la tempête sous mon crâne est calmée. Comme je sais qu'en principe c'est ainsi que ça se passe, je me laisse le temps de l'apaisement, et je pense que les réactions "à chaud" sont souvent un peu trop "chaudes" justement, je m'en méfie aussi bien verbalement que par écrit. A force de me méfier et d'epargner mon entourage, ben je garde tout pour moi . . . Enfin pas tout parce qu'il ne faut pas que tu penses que je ne communique pas avec Laurent : lui, je lui dis tout ce qui me tracasse, il n'est pas toujours disposé a l'entendre, mais je commence a le connaître, et je trouve toujours le moment de "caser" ce que j'ai sur le coeur ou a l'inverse le moyen de lui "tirer" les vers du nez si je sens qu'il y a quelque chose qui couve. S'il n'y avait pas ça entre nous, je ne le supporterais sûrement pas . . . Ce ne serait plus "pétage de plombs" mais explosion cataclismique !!! Bon ! J'ai quand même mon petit jardin secret, hein. . .
C'est ça qui me faisait si mal aussi le week-end dernier . . . l'impression d être complètement deconnectés, communication impossible tellement la "prise de tête boulot" était forte pour Laurent. Je sais pas si tu me suis . . . je suis peut-etre trop sensible, mais voir le boulot le mettre dans cet état ca me tue. Le voir s'enerver apres les enfants pour rien, aussi. C'est pas lui, ça. Je ne veux pas qu'il devienne ça .Alors j'ai fait machine arrière, oui, parce que je pataugeais dans mes phrases, je m'en voulais un peu de mon éclat, là , d'un coup et puis je crois que j'ai eu peur de devoir m'interroger sur des choses plus profondes encore. J'en sais rien, j'ai pas les réponses a tout non plus . . .Pour revenir sur son regard amoureux . . . ma distance . . . non j'aime pas ça les démonstrations publiques, il le sait, en rajoute, et quand je lui reproche, il me dit qu'il m'aime et qu'il veut montrer que je suis à lui (et ça , être a lui, non . . . sans jouer les féministes . . . j'ai du mal avec cette idée). Bon, je suis d'accord, les choses plus profondes, elles doivent se situer quelque part par là . . .Voila, tu viens de faire connaissance avec l'esprit tortueux de ta frangine . . . . . . . C'est de famille ou je suis la seule ? En tout cas, ce soir, restau chinois . . . Je t'embrasse ma soeurette, et bon vendredi !

Publié le 1er décembre 2006

Ce que je lui ai répondu

15/05/2007 17:29 par pomponnette

Bon oui, je sais, j'aurais jamais dû t'envoyer ce message : Le ras le bol, des fois, ça explose un peu vite.
Le noeud du probleme, oui, bien sûr, c est le boulot. Mais aussi la grosse difficulté qu'a Laurent a faire la part des choses : il s'investit trop (défaut ou qualité ?), et il y a des moments où il est tellement pris par ses soucis qu'il oublie totalement son autre vie, celle qu on a normalement, hors du boulot. Il ne nous néglige pas seulement (ça , je tolèrerais, sur une courte période), mais il nous fait bien profiter de son stress par son attitude de vilain écureuil énervé (j'édulcore un peu mes termes là !). Il ne nous supporte tout simplement plus. Et pourtant, dans un moment calme, il va te dire que non, c est bon, il gère ! et que, moi, j exagère !
Il parait (mais dois-je y croire ?) qu'il n y en a plus que pour 11 jours (oui ! tu vois, je les compte !) à ce rythme là : donc je vais tenter de contenir la tempête. Déja, je bataille pour réussir a le sortir au restau chinois vendredi soir : le chinois, il adore, j'ai peut-être une chance !
Bon, tu vois, rien de vraiment dramatique, mais il ne faudrait pas que ça dure comme ca trop longtemps (je dirais que ça a presque assez duré) : notre vie de famille et de couple pourraient bien finir par vraiment en pâtir. Faire autre chose, oui, c est quelque chose qu on évoque de temps en temps, ça pourrait finir par arriver . . . Voila , en résumé c'est ça. Enfin j'espère que ce n'est que ça.
Allez, je te laisse tranquille et t'inquiète pas.
Bises

Publié le 29 Novembre 2006

 

 

 

Ce que j'aurais dû lui répondre

15/05/2007 17:27 par pomponnette

Bon oui, je sais, j’aurais jamais dû t’envoyer ce message … les réponses à  tes questions je les connais toutes … le noeud du problème, je le connais parfaitement. Il se trouve que mes sentiments pour Laurent n’ont plus rien de très amoureux, que je me trouve à  une période charnière de ma vie où je ne sais plus trop ce que je veux, et quelle direction je voudrais prendre, que je me demande si ce n’est pas quelque chose qui ne va pas en moi (après avoir quitté boulot et maison, coupé le cordon, ça ne va toujours pas ???)
Notre amour, comme tu dis, n’est plus, en ce qui me concerne, que l’ombre de lui-même, et ce depuis longtemps déjà . Il y a toujours eu une disproportion entre ses sentiments à  lui et les miens. Je n’ai jamais eu le sentiments d’un coup de foudre, jamais je n’ai pensé être très amoureuse de lui (je sais, un amour profond et tranquille ça existe aussi, et ça peut très bien fonctionner … C’est plus son amour pour moi qui m’a tenu près de lui que mon propre amour. Je l’ai aimé les premières années, oui, mais jamais autant que lui prétendait m’aimer . Je sais qu’il le ressent, je pense qu’il en souffre. C’est ça que tu sens lorsque tu dis que tu le vois me couver des yeux, et que je reste distante.
C’est vrai que je ne montre pas beaucoup mes sentiments (sauf avec mes enfants), ça je le sais mais c’est vraiment quelque chose qui ne vient pas. Je ne voudrais pas paraître froide, mais rien que toucher les gens, j’ai du mal. Bien sûr, au delà  de ça, Lo est quand même mon homme, ce n’est pas la même chose. Ses « démonstrations » de tendresse en public, c’est quelque chose que je gère mal, ça  me gène parce que j’y sens une once de possessivité. Il me dit lui même qu’il a besoin de montrer qu’il m’aime et que je suis à  lui. Et ça, « être à  lui», … non.
Si logique il y avait dans tout cela, le fait qu’il soit accaparé par son job ne devait donc pas m’embêter tant que ça … Seulement, si je vis un peu mal mon rôle « logistique », ce qui me peine vraiment, c’est le peu de place qu’il réserve à  son rôle de papa. Il n’y pense souvent même plus, rentre du boulot tard mais ne va pas voir les enfants dans leur chambre, même s’ils ne dorment pas, qu’on entend la musique. Il va râler parce que c’est trop fort, mais il ne va pas aller leur dire bonsoir. Et si l’un deux vient voir ce qui se passe dans le salon, çava être « Ah ! Tiens ! T’es rentré, Papa ?» Et là  ils vont se dire bonsoir. Et ce sera à  peu près le seul échange de la journée.
Et le week-end, à  la maison, il y a toujours télé ou autre écran … parfois une sortie en famille, un restau … là, les voir ensemble, parler, rigoler, ça  me fait vraiment chaud au coeur.

Publié le 27 Novembre 2006

 

 

 

Réponse

15/05/2007 17:25 par pomponnette

Hello ma sisterinette !

Bon, alors le WE, à  jeter à  la poubelle, si j’ai bien compris ?

C’est quoi , à  ton avis, le noeud du problème ? le boulot ? ou autre chose ?

Si c’est le boulot, y’a certainement des choses à  changer, pour votre bien à  tous, et celui de Lolo aussi ;

Je ne le connais pas trop, ton Lolo, mais les rares fois ou je le vois, il me semble quand même bien fatigué, par seulement physiquement, mais moralement aussi …de la fatigue à la dépression, il n’y a qu’un pas !

Avez-vous parlé sérieusement de tout ça ensemble ? tu ne crois pas qu’il flippe, intérieurement ?

C’est sûr que de l’extérieur, on ne peux pas savoir ; mais moi, de ma vision, je vois un Lolo attentionné avec toi, qui te regarde toujours avec des yeux plein d’amour … (toi, par contre, tu es assez distante … mais je sais que tu n’as pas une nature à  trop exprimer les choses..).

Tu dis que ça fais longtemps que c’est comme ça … depuis son nouveau job, ou avant ?

Ne laisse pas les choses gangrener ; je me doute que pour toi, ce doit être frustrant, tout ça … vous êtes sans doute à  une … autre étape de votre vie ; mais vu tout l’amour qu’il y a entre vous, ça va aller...surtout, parlez- vous … avec votre coeur, et patience ! la solution viendra.

Quant aux enfants, l’adolescence est une autre étape aussi, tu le sais bien ; et aussi bien que ça se passe familialement, l’opposition fait partie du processus . Ils sont vraiment sympas , tous les 3 … et c’est sûr que la position de tampon n’a rien d’agréable !

Et puis, tu connais des vies idéales toi ?

Et toi, as-tu quelque chose (une activité ou autre …) qui te permette parfois d’avoir du recul par rapport à  tout ça, de t’occuper de toi, de rencontrer du monde .. ?

Il y a une phrase de je ne sais plus qui que j’aime bien , et que je tente comme je peux de mettre en pratique:

Trouve le courage d’accepter ce qui ne peut être changé

Le force de changer ce qui peut l’être

Et la sagesse de faire la différence entre les deux

Je te fais plein de gros bisous, petite soeur

Publié le 27 Novembre 2006

Long fleuve pas tranquille du tout

15/05/2007 17:15 par pomponnette

Evidemment, ce serait trop simple si tout allait comme sur des roulettes ... on a beau avoir changé de cadre, le reste, tout ce qui faisait le ciment de notre petite famille, ça c'est toujours pareil. Quoique ...
Au niveau des enfants -NO SOUCY- ils se sont bien adaptés, se sont faits de nouveaux amis ; pas de problème pour eux, la vie est même plus facile je pense.
Lo s'est jeté à corps perdu dans son nouveau boulot, heureux d'avoir quitté la banlieue, le RER, et autres réjouissances. Il aime notre nouvel environnement, et pour lui la transition a été plutôt simple et sans interrogations.
Aujourd'hui, il est harrassé de boulot, énervé, épuisé, ... et j'en ai marre!
Pour exemple, mon "pétage de plombs" tel que je l'ai décrit hier à  ma soeur :


Je crois que je pète un cable, ça y est ...
Ce week end n'en finit pas ... l'écureuil est dans son canapé depuis ce matin, d'une humeur massacrante ... je veux qu'il retourne au bureau, là , tout de suite !
C'est pénible de vivre avec quelqu'un qui n'a jamais le temps pour rien a part le boulot, t'as pas idée ... la maison, c'est moi (j'ai réparé les chiottes, l'evacuation du lavabo,...), la voiture c'est moi (et speedy), les enfants c'est moi (pour tout), si je pouvais, faudrait que j'aille chez le toubib et chez le coiffeur à  sa place ... je suis devenue une pro de la logistique .... mais affectivement, j'ai comme un manque, là  ...
J'ai un peu le sentiment de faire partie des meubles, et le pire, c'est que les enfants le ressentent vachement aussi ... les deux grands s'éloignent de plus en plus de leur père, surement pas intentionnellement, mais parce qu'ils le sentent ailleurs, pas vraiment concerné par ce qui se passe au jour le jour dans leur vie .
Le père qui prend tout mal, a perdu toute patience, plus le facteur adolescence où on ne sait plus trop parler sans s'enerver, ça fait quelques étincelles ... et moi je suis au milieu ... ces moments me ramènent à  la petite enfance de mes ados, comme ils étaient proches de leur père : ça me fait super mal .
Voila ... t'as eu droit à  mon coup de gueule du jour ... ça changera rien mais ça soulage.
Excuse-moi, mets ça au panier, et t'inquiète, ca fait longtemps que c'est comme ça, je m'en remets toujours ... demain sera un autre jour .

Publié le 27 Novembre 2006

Le jour se lève

04/05/2007 18:34 par pomponnette

  • Le jour se lève

    Le jour se lève

    04/05/2007 18:34 par pomponnette

Faisant fi de toutes mes appréhensions, au prix de moments difficiles, de moments de doutes .... nous avons quitté notre vie parisienne. Ce fut compliqué, surtout humainement parlant avec mon père, avec Jacques ... j'avais une tonne de culpabilité sur les épaules de les laisser, d'abandonner mon "poste" de comptable, mais aussi de "bonne fifille". J'ai fait un gros travail sur moi-même, et je suis consciente aujourd'hui que tout ça m'a fait grandir. J'ai surtout pris conscience qu'on n'a qu'une vie, qu'elle est courte, qu'elle peut basculer à  tout moment, et que ce n'est que par notre volonté qu'on peut arriver à  la conformer à  nos désirs.
Et donc, depuis près de deux ans et demi, nous l'avons, notre nouvelle vie ... Ca aura pris 3 ans, entre ma décision, dans la voiture, ce 8 mai 2001, et notre aménagement dans notre maison, le 15 Avril 2004. Ca peut paraître long, mais il fallait bien ça pour faire le chemin dans notre esprit ... Ce fut quand même une sacrée révolution ! Et je suis fière de l'avoir surmonté ...
Plus rien de commun avec la banlieue ; on est à  présent dans une petite commune d'Auvergne, entourés de montagnes et de verdure ... Quel changement de vie !

Publié le 21 Novembre 2006

L'après

04/05/2007 18:26 par pomponnette

  • L'après

    L'après

    04/05/2007 18:26 par pomponnette

Il y avait déjà  des mois, des années que je trainais mon mal-être, que j’avais envie de quitter ma banlieue. Que je me sentais emprisonnée dans ma vie parce que trop dépendante encore de mes parents, à  cause du boulot, à  cause de la maison. Que j’avais du mal à  me sentir moi-même parce que trop cantonnée à  mon rôle de fille, de fille du patron, … difficile de tout retranscrire ici !
J’adore mes parents, mais c’était trop, j’avais besoin de prendre le large. Normal pour une grande fille de 35 ans, non ?
Et puis ce désir de voir mes enfants grandir dans un milieu moins difficile, moins risqué aussi . La délinquance grandissant, l’environnement se dégradant d’année en année … je ne supportais plus tout cela. Ca me faisait vraiment horreur et était à  l’origine de bien des moments de déprime.
Et c ‘est vrai que jusqu’à  cette « tempête », j’en révais mais je n’avais jamais envisagé sérieusement de franchir le pas en laissant tout çà pour changer de vie. Je ne me voyais pas annoncer à Papa que je ne voulais plus suivre cette route qui semblait pourtant toute tracée pour moi …çà me semblait insurmontable. Je me sentais engluée dans cette vie, comme une mouche dans la toile d’une araignée … pas vraiment malheureuse, mais mal heureuse. Je m’en voulais de m’être laissée prendre au piège de la facilité, mais impossible de m’en sortir … c’était au dessus de mes forces. Et puis ma vie éait ponctuée de bon moments ; les enfants étaient petits, c’étaient les meilleures années avec eux …Ca m’aidait à  m’accrocher, ça me rendait le reste supportable. La routine et l’habitude achevaient de m’empêcher de trop penser.

On peut dire que ton geste aura été un sacré électrochoc pour moi …
Sur la route du retour vers la capitale, ce fameux week-end où nous étions initialement descendus pour le mariage de mon cousin (le même jour que ton enterrement , si c’est pas de l’ironie du sort, ça ...), j'ai pris la décision qui me semblait impossible à  prendre.
J’ai dit à  mon mari que je voulais quitter la région parisienne, mon boulot, tout !
J’ai eu l’impression à ce moment là , et avec tout ce que j’avais remué dans ma tête ces derniers jours, que c’était vital pour moi. Vraiment vital, parce que je m’imaginais finir comme toi. Il m'était déja arrivé de penser que la seule issue à  mon "engluement" serait de disparaître ... mais je ne l'aurais jamais fait, mes enfants me raccrochaient bien trop fermement à  la vie.

Il fallait que je prenne ma vie à  bras le corps, il était plus que temps d’arrêter de vivre au travers du désir et des projets des autres, petitement, en me laissant porter.
Lo était partant depuis déjà  longtemps … il n’attendait que ce déclic.
C’est donc à  partir de ce moment que nous avons tout mis en oeuvre pour que nos désirs se concrétisent.
Ceci en partie grâce à  toi .................... mais je suis la seule à  le savoir.

Publié le 13 Novembre 2006