Mal
05/06/2007 09:28 par Pomponnette
Fin Mars ... les vacances sont déjà loin ... et malgré mes craintes, ça s'est bien passé, dans l'ensemble. On a pas mal skié, les enfants étaient contents de retrouver les sensations, on a eu à peu près beau temps ... l'atmosphère est restée sereine, pour tous. Ouf ! Même le chat était zen ...
Depuis, les semaines filent, toutes semblables ... je suis toujours à deux doigts de lâcher mon boulot, puis finalement, je m'y accroche. Peur du vide, là encore. Et s'il me prend la tête bien souvent, les avantages que j'y trouve ne sont pas négligeables non plus (les horaires, et ma liberté d'action).
Lo est parti en Afrique toute la semaine dernière ... la libération. Je me suis sentie tellement bien, seule avec mes enfants, si ... libérée, oui, c'est le mot qui convient.
Je l'ai vu revenir hier sans bien sûr ressentir quoi que ce soit de sentimental ; il semblait content de me revoir, son sourire lui-même me donnait envie de le renvoyer là d'où il venait ... Ce que je ressens pour lui aujourd'hui, c'est vraiment le néant. Plus rien. Nada. Je le verrais sortir définitivement de ma vie que ça ne me ferait pas plus d'effet que ça. Et c'est ce que je désire, sans aucun doute maintenant.
Me reste à lui faire comprendre que je désire la séparation, que je veux divorcer. Ne plus vivre à côté de lui, ne plus partager ses nuits, ne plus être Madame, être moi, à nouveau, sans plus aucun autre lien que nos enfants.
Ce chemin, entre le choc, le désamour, la haine, et le réel désir de séparation, il a été si long ... si douloureux et cruel ( pourquoi toujours cette sensation de tout porter seule, y compris la culpabilité ?). J'ai compris sur ce chemin qu'il ne m'aiderait en rien : il avait promis de me "reconquérir" ... même si je n'ai jamais cru cela possible, il n'a jamais rien fait en ce sens.
Tellement lâche, il n'a jamais su trouver le moindre mot pour apaiser mes pleurs (et Dieu sait que j'en ai eu, des moments de découragement, en deux ans !), préférant m'ignorer, et attendre que ça passe.
A-t-il fait le moindre effort pour comprendre ma douleur, s'est-il posé cette question un jour : " Serait-ce mieux pour elle que je prenne la décision de la séparation? Serait elle plus heureuse sans moi ?"
Non, jamais bien sûr, tant il tient à son petit confort, à sa petite famille si confortable. Je me demande vraiment s'il croit que ça peut durer comme ça, s'il préfère s'abrutir de boulot pour ne pas avoir à y penser, ou s'il est tellement sûr de m'être indispensable qu'il ne voit pas vraiment de raison de se poser la question ... ou est-il si vide de sensibilité qu'il ne prend pas au sérieux mon désamour, qu'il ne le voit pas, malgré les signes évidents ? Je n'ai pas une fois, pas un instant eu le moindre mot ou geste pour démentir ce que je lui ai clairement jeté à la figure en ce 22 Mai 2007 : " Laurent et Sylvie, c'est fini, terminé !"
Il en est encore à me réclamer des bisous ( il n'en a plus l'ombre d'un depuis 22 mois ... même pour le nouvel an ), à me parler d'avenir lointain ensemble : j'ai pourtant la certitude que mon attitude parle d'elle même ... en quelle sorte de miracle croit-il ?
Aujourd'hui, j'ai acquis cette certitude : la séparation viendra de moi, ou ne viendra pas.
Prochaine étape, donc, lui en faire accepter l'idée, et ne pas m'en sentir coupable, même si je sais déja qu'il fera tout pour.
Depuis quelques jours, je me sens glisser vers cet abîme où je me perdais déja il y a précisément un an ... quelques mois d'antidépresseurs m'ont quelque peu tenu la tête hors de l'eau, mais je sais très bien que la solution n'est pas là.
J'imagine qu'en début d'année, c'est justement cette page blanche du temps qui me panique ; vais-je enfin trouver la force, le courage de passer à autre chose ? C'est de voir ces années qui passent (si vite !), ce temps qui passe sur moi et me laisse de moins en moins d'espoir de changer.
Je me sens hyper angoissée devant cet inconnu ; et aussi hyper angoissable face à tout évènement qui sort de mon train-train ... Comment expliquer cela ? J'ai, depuis maintenant près de deux ans que toutes mes illusions sont définitivement perdues, la certitude d'avoir perdu l'être sur lequel me reposer ; je me sens seule face à l'avenir, seule dans le présent, tout le temps, à chaque instant. Et le fait d'être éloignée de ma famille renforce encore ce sentiment ...
Bien sûr que mes enfants remplissent toute ma vie, mais avec eux, je me dois d'être forte et debout ... pas de faiblesse possible, pas de doute, pas de relâche ...
Nous partons aux sports d'hiver demain, et là encore, l'impression de tout gérer seule : la décision de partir tout d'abord, puis la location, les skis, les valises, le chat, l'itinéraire, Bison futé ... Et même installée dans la voiture, je ne me relacherai toujours pas, parceque je ressentirai sur mes épaules la responsabilité entière du bon déroulement des vacances.
J'angoisse à l'idée du mauvais temps, des embouteillages avec le chat, de l'electricité que la cohabitation 24h/24 avec L risque de déclancher ... j'ai de si mauvais souvenirs de Corse, ou encore du Maroc !
Là encore, j'ai pensé ne pas partir avec lui cet été si ces dernières vacances se passaient mal ... mais tiendrais-je ma résolution ? Oserais-je lui imposer cela ? Si les enfants ronchonnent, ne capitulerais-je pas ? Si cette faiblesse ne me tue pas, je crois pouvoir dire que je me serai bien laissée gâcher la vie par elle !
Si une amie, ma soeur, me faisait des confidences sur une situation pareille, j'aurais tant de bons conseils à lui prodiguer ! Que ne puis-je avoir le caractère de me les imposer !
C'est la honte au coeur que je reprends mon blog des mois plus tard ... cette honte d'en être toujours au même point.
Après cet horrible été 2007 (dont un week-end à 2 dans le Périgord, qui a failli m'achever), je me suis jetée dans la bataille de la recherche de boulot ; quelques lettres et CV plus tard, j'ai trouvé ce que je cherchais : un temps partiel me laissant du temps pour les enfants. Rien d'idéal au vu de la personnalité difficile du big boss, mais je m'y accroche pour l'instant.
Ca m'a permis de prendre du recul par rapport à tout ce que je ruminais sans espoir de digestion ... j'ai bien peur aussi que ça ne me laisse plus guère de temps pour penser vraiment à ma vie, mes désirs : entre ce travail, et le télétravail, la maison, les courses, je suis noyée sous les occupations.
Je ne suis pas satisfaite de ma vie, et pour tout dire, à part quelques moments de bonheur avec mes garçons, elle est parfaitement insipide et sans intérêt. Je ne fais que "tolérer" cet homme qui a été mon mari et qu'aujourd'hui je ne veux plus connaître, je me noie dans le boulot pour éviter de cogiter ... autour de ça, il n'y a rien : pas d'amis, pas de sorties, pas de rires, pas de discussions, RIEN, le néant.
Je me sens archi-seule, archi-nulle, archi-rien ... La seule petite estime que j'aie encore pour moi-même tient dans mon rôle de maman. Si les choses restent en l'état, j'imagine très bien me consumer naturellement et être réduite en poussière lorsque mes petits auront fait leur vie, et n'auront plus besoin de moi. Je disparaîtrai ...
Le bilan de ma vie ne sera pas des plus glorieux ...
Plus d'un an sans écrire .... et j'ai bien du mal à m'y remettre .....
Peut-être en reprenant les choses dans l'ordre ; en me retournant sur cette année qui vient de s'écouler ...
J'ai passé un été 2007 difficile, comme je pouvais m'y attendre ; vacances en famille sur l'île d'Oléron avec tout ce que cela a pu comporter de moments de cohabitation difficile.
La hantise même de me mettre en maillot de bain sur la plage, le dégoût de son corps à lui, là, sous mes yeux ... cette présence qui m'était si pesante, pour ne pas dire insupportable, et ce, quasiment 24 heures sur 24 ! Et tous ces sentiments à gérer de façon à ce que les enfants n'en ressentent rien (mais là, peut-être ai-je tort de penser que ce soit possible).
Notre séjour chez mes parents n'a pas été plus facile : si j'ai pu partir seule avec les enfants et profiter de tous les bénéfices de l'éloignement, il y a néanmoins eu 2 semaines où il a bien fallu cohabiter, dormir dans le même lit, "faire comme si" ... Il y a eu des jours où j'avais envie d'exploser, surtout lorsque ma mère faisait allusion un peu trop souvent à mon "mari" (cette impression de re-signer à chaque fois, comme je la déteste ! ). J'ai été plusieurs fois au bord de tout raconter, de demander à Lo de partir, mais voila, j'ai été élevée dans le respect des convenances, et même si ça me tue, j'ai du mal à passer outre !
Je me dis aujourd'hui que si j'avais eu ce courage à cette époque, je serais à présent libérée ; j'aurais certes passé des moments difficiles, mais je pourrais enfin regarder l'avenir de façon positive. La situation serait plus claire, et ce poison qui m'empoisonne le coeur et me l'assèche petit à petit, je l'aurais recraché, évacué dans les valises de Monsieur...
Eté pourri .... impression que le temps se met vraiment au diapason de ma vie en ce moment ...Désolée pour les autres !
Je me traîne, c'est affreux ! Enervée, irritable, j'ai envie de tout planter là et de me sauver loin de tout ...
Je ne pardonnerai pas, je le sais de façon certaine maintenant. Je ne t'aime plus Laurent. Du tout. Du tout. Du tout. La page est tournée sur toi, et la chose qui me libererait vraiment, c'est de ne plus te cotoyer journellement. Mes yeux ne supportent plus de rencontrer les tiens : ils n'y voient que mensonge, rappel de ces choses que tu as pu écrire, penser, vivre pendant des jours.
Et malgré tout, malgré le mal que ça me fait, je n'envisage pas encore sérieusement la séparation. Pour moi, on est déja séparés, notre couple n'existe plus de toute façon, je vis à côté du père de mes enfants, point.
J'espère protéger ainsi mes garçons, ... en même temps je sais que ça ne pourra pas durer, et je me demande si je ne vais pas m'y perdre, dans une situation pareille ...
Je n'arrive pas à imaginer l'avenir pour l'instant, si ce n'est que je n'ai plus rien à attendre de ce mariage. Il faut que je me construise une vie à moi, et première des choses, il faut que je trouve un boulot ; que je rencontre du monde. Vivre pour moi, construire pour avoir l'impression d'être debout, et non avoir l'impression de tenir en restant appuyé sur l'un ou sur l'autre.
Ca ne va pas être facile, je m'octroie un répit durant ces vacances pour me requinquer un peu (c'est pas gagné car on va se cotoyer à longueur de journées), mais à la rentrée, je me jette dans la bataille. C'est une question de survie, à ce stade, je crois ...
Un mail pour te parler, oui, parce que le nœud qui me sert de gorge depuis deux semaines maintenant m’empêche d’y arriver autrement.
Je vois bien que tu ne comprends pas que je n’aie pas encore « tourné la page » et que tu ne vas pas tarder à m’en vouloir, à laisser tomber tes belles promesses, et à repartir vers d’autres compensations. Je préfère être honnête et te dire où j’en suis ; je t’ouvre mon cœur, tel qu’il est, déchiré, meurtri :
Je suis malheureuse, malheureuse comme jamais.
Le Laurent que j’ai aimé, celui que j’ai épousé il y a un siècle, celui avec qui j’ai voulu consruire ma vie et faire des enfants, ce Laurent là s’est perdu . Il a quitté notre chemin, il s’est égaré à tout jamais.
Ne me dis pas qu’il est revenu, qu’il va revenir, c’est impossible. Il est mort. Ce Laurent là, je ne le retrouverai jamais.
Aujourd’hui, je le pleure, je pleure notre passé perdu, je pleure notre histoire qui s’est finie dans un torrent de boue.
J’ai mal … l’impression d’être tombée du dixième étage et de me réveiller en miettes en bas. Toute seule. J’essaie de recoller mes morceaux, de me reconstruire pour peut-être arriver à repartir vers autre chose … Ca va être long, très long je pense.
Tu m’as trahie, tu as craché sur cet amour que tu disais éprouver. Je le savais que cette répétition de « je t’aime » n’avait rien de sincère, … pour toi, aimer, c’est avant tout posséder. Tu n’as pas supporté que je m’éloigne de toi, tu t’es vengé sur ce que tu possédais de moi … des photos, jouissant à l’idée que d’autres les souillent, me souillent.
Comment on peut donner en pâture la femme qu’on dit aimer ? Comment on peut prendre du plaisir à vouloir « offrir le cul » de sa femme ? parce que c’est bien ça ? Tu aurais voulu me voir avilie comme les pauvres filles de ces photos dont tu t’abreuves depuis des mois … Ca me dégoûte … Tu me dégoûtes.
Tu peux comprendre que je ne veux plus entendre certains mots dans ta bouche. Aie au moins l’honneteté de dire que tu avais (as ?) perdu tout sens de ce que ça veut dire, aimer.
Honnêtement, je ne sais pas si je parviendrai à te pardonner tout ça, pour l’instant, j’en suis encore au choc, au dégoût. Je t’en veux bien plus que les mots ne peuvent l’exprimer.
Aujourd’hui, je ne suis pas bien sûre de la direction que je dois prendre ; En souvenir de nos belles années, et surtout pour épargner ceux que j’aime le plus au monde, oui, je veux bien essayer de repartir, de reconstruire autre chose. Disons que je n’y suis pas opposée, même si j’ai d’énormes doutes.
Il faut d’abord que je me remette d’aplomb, que je tienne debout pour avancer vers autre chose. Il faut aussi que je parvienne à retrouver confiance en toi, même si elle ne sera plus jamais « aveugle » comme elle a pu l’être. Confiance en moi aussi, parce que j’ai l’impression d’avoir été tellement conne de ne pas avoir vu tout ça venir … que je me pose tellement de questions sur moi.
Laisse-moi du temps … sois toi même, et essaie de maintenir le cap avec les garçons. Ne perds pas ça, au moins.
C'est le mail que j'ai envoyé à L , pour tenter de lui exprimer ce que j'avais sur le coeur ... J'ai pleuré, sangloté pour l'écrire ... je ne sais pas ce qu'il a ressenti en le lisant, je ne suis même pas sûre qu'il ait voulu le comprendre ... Aucune trace sur l'ordinateur : il a dû le lire vite fait et le virer. Je me suis même demandé s'il l'avait reçu, jusqu'à ce qu'il fasse allusion au "Laurent perdu" qui selon lui, non, n'est pas mort, est revenu, comme avant ! Tellement facile pour lui de tout effacer ... il nie que rien ne pourra jamais être à nouveau comme avant.
Pourquoi est-ce à moi de souffrir autant, alors que lui efface tout d'un coup d'éponge et repart ... ?
En tout cas, il repart seul ... sentimentalement je l'ai déja quitté, et définitivement je crois ...
Je suis perdue ... grosse fatigue, 48 kilos et demi sur la balance ... je me sens vidée, cassée, éparpillée ...
J'ai mal partout, mais surtout si mal au coeur ... J'ai toujours cette grosse colère, et j'y crois pas, j'y crois plus, je n'y arriverai pas ... je ne lui pardonnerai pas, je le sens au fond de moi. C'est foutu, tout est par terre et j'ai l'impression d'être au milieu des miettes, en vrac moi aussi ...
L tente de se racheter une conduite, je le vois bien, il marcherait sur la tête s'il le pouvait ... avec les enfants, c'est bien, ça me fait plaisir. Les enfants l'ont senti aussi ...
Pour ce qui est de moi, je sens qu'il ne comprend pas que j'aie autant de mal à lui pardonner ... il s'etonne que je ne veuille pas l'embrasser (pour lui dire bonjour). Il ne supportera pas ma douleur bien longtemps, bientôt c'est lui qui me reprochera de tout casser en n'étant pas capable de passer au-dessus de ça ...
Mais j'ai beau essayer, prendre sur moi, la blessure est si profonde ... je ne pense même pas avoir envie d'y arriver. Qu'il s'en sorte "si bien" alors qu'il m'a fait tant de mal, ça me bouzille encore plus. j'ai envie de m'endormir, ne plus penser à tout ça, et ne plus me réveiller ................................
10 jours aujourd'hui et c'est toujours aussi difficilement gérable pour moi ... Lo est rentré Samedi, c'était beaucoup trop tôt pour moi ... temps de chien, week-end de trois jours ... interminable, pesant, ... entre pleurs, cuisine, bonne figure pour les enfants, et discussions avec L.
Vendredi soir, on est parti en voiture, sous la pluie ... pour parler. Je voulais savoir comment tout ça était arrivé ... pourquoi.
Comme je l'avais découvert, il fouillait dans mon ordinateur, et avait fini par tomber sur mon premier blog. Il a lu tout ce que j'avais confié à mon écran, tous mes sentiments refoulés, toute ma confusion autour de Patrick. Malgré le mot de passe, il a réussi à violer cette toute petite partie de moi que je lui avais cachée. Et bien sûr, il s'est mépris sur tout ... il n'a rien compris, a cru que j'écrivais ça contre lui, parce que je regrettais d'avoir fait ma vie avec lui... Je lui en veux terriblement de cette intrusion, profondément, viscéralement. C'était une histoire propre, il n'aurait jamais dû y mettre son sale nez et ses idées de M....
Je ne lui ai pas montré à quel point j'étais peinée qu'il y ait eu accès, lui ai dit qu'il aurait dû m'en parler, que ce blog avait eu un rôle de thérapeuthe pour moi, que, oui, cette histoire avait comptée mais qu'elle s'était passée avant lui, que j'avais besoin de me libérer de choses dont je n'avais jamais parlé à personne, et que posé le point final, je l'avais supprimé. Presque vrai ... Sauf que je l'ai récupéré après ...
Bref ! Il a commencé à se sentir "seul" ... et est parti chercher des compensations sur des forums ... je connais la suite. Ces sites lui sont complètement montés à la tête ... je comprends mieux aujourd'hui, certains de ses comportements, en particulier dans notre intimité. Je ne sentais plus aucune tendresse, mais cette volonté de me dominer, de me posséder qui me faisait me sauver dès qu'il m'approchait ... J'ai horreur de ce qu'il est devenu, encore plus horreur depuis que je sais de quelles idées et images il s'abreuvait. Il me dégoûte ...
Il m'a avoué que c'était par désir de me salir qu'il avait mis mes photos en ligne ... et en même temps, quelques minutes, quelques heures avant ou après peut-être, il me disait qu'il m'aimait. Je lui disais d'arrêter de me répéter ça sans cesse, qu'il ne savait même plus ce que ça voulait dire ... et je ne savais pas à quel point j'avais raison. Il me fait horreur ...
Je me sens tellement trahie, tellement blessée ... en miettes. Il n'y a plus de futur pour nous (même ce mot, "nous" me semble si improbable) "Nous", c'était hier, et surtout avant hier ... et plus jamais depuis mardi dernier.
Dépression au-dessus du jardin Ton expression est au chagrin Tu as lâché ma main Comme si de rien N'était de l'été c'est la fin Les fleurs ont perdu leurs parfums Qu'emporte un à un Le temps assassin Dépression au-dessus du jardin J'ai l'impression que c'est la fin Je te sens soudain Tellement lointain Tu t'es égaré en chemin Tu essayes de me faire croire en vain Que l'amour revien- Dra l'été prochain
Gainsbourg
Comment mieux décrire ce que je ressens, ce que je sens ce soir .....Laurent, tu t'es perdu, tu m'as perdue.
Je sais au fond de moi que ce clash, cette horreur qui m'est tombée dessus hier sonne le glas de 20 années communes.
Je ne crois pas qu'une deuxième chance nous soit offerte ... Je ne crois pas le désirer ... Il y a des mois que notre histoire s'étiole ; des mois que tu t'éloignes de moi, que je m'éloigne de toi. Tu n'as pas voulu t'en rendre compte, tellement certain de ton "amour" : tu ne sais pas ce que c'est que l'amour . Ton amour, c'est de la possession, c'est une bague au doigt, ... aujourd'hui, tu vois, tu as tout perdu.
Tu m'as appelé ce soir, sanglotant, te repentant ... je n'ai plus confiance, et plus assez de sentiments pour avoir envie d'avoir foi en toi. Tu me demandes une seconde chance : je n'accepte que pour préserver notre petite famille et je sais fort bien que ça ne durera qu'un temps.
Mon amour à moi, celui qui m'a fait t'épouser il y a 19 ans, il est loin, si loin, perdu depuis si longtemps ... le peu de tendresse qu'il me restait pour toi vient de se faire cracher dessus. Il ne reste plus rien, tu n'es plus le Laurent que j'aimais, il est mort, celui-là. Il reste le père de mes enfants, celui qui a oublié combien il était patient et aimant avec eux lorsqu'ils étaient petits ... d'eux aussi tu t'éloignes de plus en plus. Et tu ne le vois même pas que tu finiras par les perdre ...
Tu peux pleurer ta vie perdue, tu peux supplier que je t'aide à retrouver les clés de notre bonheur ... je n'y crois pas. Je pense au fond de moi qu'il n'y a aucun avenir pour nous deux, sinon celui de vivre l'un à côté de l'autre, toi malheureux parce que je ne t'aime plus (et encore, t'en es-tu jamais aperçu ?), et moi m'étiolant dans mon ennui ...
Sale journée pour moi .... le peu d'espoir que j'avais de faire durer mon couple encore un peu s'est écroulé comme un chateau de cartes ;
Laurent, tu m'as trahi, ... c'est comme si tu avais craché sur moi, sur nous.
Par hasard, j'ai découvert sur le PC famille dont je ne me sers presque jamais qu'il échangeait sur MSM à coup de photos pornos, et pire, qu'il donne en pature des photos de moi à des malades qui se tripotent devant ! Il raconte notre intimité, ... je ne l'aurais jamais cru capable de ça. A la lecture de ces horreurs, mon coeur s'est emballé, j'ai cru que j'allais faire un malaise ..... Je suis atterrée, et je suis certaine que les deux messages qui ont échappé à la corbeille n'étaient pas les premiers, ni les seuls.
Je ne pourrais jamais te pardonner ça ... me reviennent à la mémoire tous tes grands discours d'amour, tes "je t'aime" incessants. Je t'ai encore dit il y a deux jours que je ne voulais plus les entendre ces "t'es belle - je t'aime" qui pour moi n'avaient aucun sens ... Je trouvais que tu m'aimais bien mal, que le répéter en leit motiv (pour te persuader toi-même ?) ne suffisait pas .
Pour ma part, il y a bien longtemps que je ne t'aime plus d'amour .... aujourd'hui, je te méprise, tu me dégoûtes .....